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Le Syndicat d'Initiative
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Un CLIMAT PRIVILEGIE
Trans en Provence bénéficie des qualités climatiques exceptionnelles de la Dracénie, qui en font une zone privilégiée, protégée des vents et soumise aux caractéristiques sub littorales, bénéficiant d'un climat sec et ensoleillé et d'une pureté de l'atmosphère qui en fait un modèle du climat méditerranéen tempéré, équilibré et tonique.
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VISITEZ TRANS EN PROVENCE
Commencez votre visite à l'Office de Tourisme qui se trouve à l'entrée du village.
Juste à coté, vous remarquerez la sobriété de la façade de la Chapelle NOTRE DAME, construite à la fin du XVeme siècle par Marguerite de Pontevès, épouse d'Arnaud de Villeneuve, dit le Chevalier Baron de Trans. C'était la conséquence d'un voeu fait par celui-ci au cours d'un nauffrage.
 Elle a longtemps appartenu à la Maison de Villeneuve et contenait un caveau destiné à recevoir les défunts de cette famille
Prenez la rue Nationale et vous verrez à gauche la place et son chateau que le Seigneur de Trans, Giraud de Villeneuve, a fait construire courant du XVIIIeme siècle.
On voit encore l'un des montants du portail d'entrée. Malheureusement, les bâtiments ont été de nombreuses fois restaurés et l'on ne peut plus se rendre compte de leur aspect d'origine.
En poursuivant la Rue Nationale, à hauteur du n° 53, vous découvrez une maison avec une cour en contrebas.
C'est là qu'a été créée en 1732 par un industriel de Barcelonette, la première filature de soie de Trans. Ses descendants habitent encore la maison.
L'industrie de soie a donc été exploitée à Trans pendant environ deux siècles. Durant toute cette période, les habitants de Trans élevaient des vers à soie qu'ils vendaient ensuite aux filateurs. On nourissaient les vers avec la feuille de mûrier, et aujourd'hui encore, de nombreux mûriers embelissent le terroir de la Dracénie.
Continuez votre promenade jusqu'à l'église, dont le patron est Saint Victor.
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En sortant de l'église, n'oubliez pas de regarder la fontaine qui décore la place. Elle est contemporraine de l'Hôtel de Ville.
Sur le côté droit de l'église s'amorce une petite rue qui a conservé son allure d'autrefois - La Rue du Safranier...
Les TROIS FONTAINES de TRANS
La rivière Nartuby et son débordement du 06 juillet 1827
La rivière
 La Nartuby, petite rivière entièrement varoise, de 32 km de longueur, a deux sources différentes qui, à environ 1 000 m d’altitude, sortent de terrains calcaires. Elles sont distantes, à vol d’oiseau, de 20 km l’une de l’autre.
La première, à 1 km du Château de Vérignon à l’Est, forme la Nartuby d’Ampus.
La seconde, à l’Ouest du Blac Méyanne et au nord de Bargemon, engendre la Nartuby de Châteaudouble à Nantuby.
 Les deux minces cours d’eau se réunissent près de la source de Frayères, en amont du hameau de Rebouillon du nom significatif « où les eaux bouillonnent, s’agitent ». En aval se situent les gorges profondes et sinistres sur lesquelles s’étend le vaste camp préhistorique des Clapouyres. Ce camp pré-romain et gallo-romain est sans doute le plus grand et le plus caractéristique du Var.
Il possède des enceintes et des murailles fortifiées, de dimensions colossales, à 605 m d’altitude. Ainsi constituée, la Nartuby entre dans la dépression de Draguignan, s’engouffre dans des défilés et se précipite en cascades.
D’abord à Trans, où dans un site merveilleux elle poursuit sa course à travers les gorges bruyantes (30 à 40 m de hauteur, longues d’environ 400 m). Cet abîme n’a pas plus de 8 m de largeur entre ses deux rives, avant de se diriger vers La Motte. A proximité de ce village, nous trouvons « le saut du Capelan ». La rivière se jette dans l’Argens au Muy, à une altitude de 20 m. Pendant tout son trajet, elle a successivement coulé sur des terrains permiens, triasiques et oolitiques.
Le Saut du Capelan
La légende raconte la triste histoire de ce prêtre emporté par les eaux.
A cette époque, les Huguenots régnaient sur la région, ennemis de la religion catholique, ils détruisaient les lieux de prières, saccageaient les églises, profanaient et utilisaient les objets du culte pour leurs orgies.
Après avoir détruit le château de Trans, ils arrivèrent à La Motte, et réitérèrent leurs méfaits, emprisonnant, torturant et assassinant tous les prêtres de la paroisse. Un seul avait pu s’en échapper, mais il fut bien vite rattrapé, pris en tenaille par ses poursuivants et un groupe venant de Trans, ils précipitèrent le malheureux dans les eaux tumultueuses, après maintes tortures.
Le Débordement
Très paisible dans sa modestie, la Nartuby, paraît n’avoir jamais eu de colère, le 06 juillet 1827, elle eut un débordement subit et violent, faisant des victimes.
 « Un orage épouvantable de grêle et d’eau a éclaté sur les communes d’Ampus, de Châteaudouble, de Montferrat et de Tourtour. Ses effets ont été aussi prompts que désastreux. L’eau tombant par torrent sur un sol de plusieurs lieues carrées entouré de collines.. La rivière de Nartuby, les ruisseaux et les ravins qui y affluent ont acquis en peu d’instants un volume prodigieux et les campagnes inférieures ont aussitôt présenté l’image d’une vaste mer…. Nombre de maisons ont été renversées, le toit de plusieurs autres a cédé sous le poids de la grêle.
Les malheureux habitants, sans asile, n’ont sauvé leur vie qu’en montant à la hâte sur des arbres où ils sont restés jusqu’à la retraite des eaux. Dans cette pénible position, ils ont eu la douleur de voir sous leurs yeux leur bétail, leurs blés entraînés et perdus.
L’inondation a envahi les champs récemment moissonnés, comme ceux qui étaient à la veille de l’être ; elle couvert les prairies et les vignes. D’énormes quartiers de pierre que les eaux roulaient avec violence ont détruit les plantations d’arbres, emporté la terre végétale et n’ont laissé sur leurs traces que la stérilité et la désolation.
 Les communes de Draguignan et de Trans, quoique hors de l’action immédiate du météore orageux, ont éprouvé des dommages importants dans leurs territoires respectifs ; elles ont eu même le malheur particulier de compter des victimes…
Tout à coup apparaît une masse effroyable d’eau traînant avec elle des charpentes, des meubles, des bestiaux ; cette eau, impétueuse enveloppe, enlève tout ce qu’elle rencontre ; les travailleurs ont à peine le temps de se sauver sur les hauteurs, quelques uns grimpent sur les arbres où ils restent jusqu’à la nuit, le torrent dévastateur sape et renverse les murs de clôture, arrache vignes et arbres fruitiers, et sème partout les débris des premières démolitions….
 Six personnes, cinq hommes et une jeune fille, ont péri en tentant de sauver leurs gerbes emportées par les eaux. Leurs corps n’ont été retrouvés que le surlendemain de l’orage.
Quatre de ces infortunés appartiennent à la commune de Trans, et deux à celle de Draguignan. Le nombre de victimes aurait été sans doute plus grand sans la présence d’esprit et de zèle prévoyant d’un habitant de Trans qui, dès la première apparition du danger, monta à cheval et parcourut rapidement les lieux menacés, avertissant à grands cris les travailleurs de pourvoir à leur sécurité. L’auteur de cette belle action est Monsieur Boyer, commerçant en bois…
Voulant perpétuer le souvenir de cette époque désastreuse, Monsieur Leydet, maire de Trans, avait fait graver sur une pierre de marbre une inscription qui rappelle cette déplorable journée et les malheurs qui en furent la suite.
Aujourd’hui cette plaque, après plusieurs révisions d’entretien, est apposée sur le mur d’une maison en face de la mairie, visible de la rue nationale. Elle est ainsi libellée : « Le 06 juillet 1827, les eaux de la rivière se sont élevées jusqu’à cette hauteur, ont inondé une partie du village et englouti une maison avec ses habitants ».
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Découverte de Trans en Provence et de ses cascades
Visite guidée de la localité (durée environ 2 heures) avec historique du village, le puits aérien, l'église, les fontaines, l'Hôtel de Ville, le village ancien puis les cascades.
Prix de la visite pour un groupe de:
- 15 à 30 personnes .............................. 60 €
- 31 à 49 personnes .............................. 85 €
- 50 à 79 personnes .............................110 €
Aprés la visite guidée, vous avez la possibilité de déjeuner sur place, dans un des restaurants typiques de Trans en Provence.
- Grotte millénaire datant de 400 millions d'années
- Ancien moulin à huile
- Restaurant spectacle (sur réservation)
- Restaurant provençal
Pour tous renseignements, veuillez vous adresser au Syndicat d'Initiative.
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L'EGLISE ET LES CHAPELLES
L’Eglise
Trans est un village très ancien. La tradition veut qu’il ait été bâti primitivement sur la colline de Saint Victor, à proximité de la route de Draguignan. La chapelle qui porte ce nom en fut la première église paroissiale.
L’église actuelle existait déjà au XIII° siècle, entourée du cimetière comme c’était la coutume. Elle fut reconstruite en 1490 et consacrée le 22 novembre 1496 par Nicolas de Fiesque, évêque de Fréjus, sous le titre de Notre Dame de l’Aire.
En juillet 1536, elle fut incendiée par les Impériaux de Charles Quint qui l’avaient transformée en grange à foin.
En 1545, le clocher fut doté d’une horloge, que le conseil de la cité trouvait nécessaire pour une localité industrielle comme l’était déjà Trans à cette époque.
Au XII° siècle, comme l’église devenait trop petite car la population ne cessait d’augmenter, le chœur prit la place de la sacristie, et l’on décida de construire un nouvel autel.
Au XIII° siècle, le village s’agrandit de nouveau. En conséquence on supprima le cimetière et construisit la nef latérale. Le 30 décembre 1770, la nouvelle nef a été bénie par Messire Allaman, curé de Trans. Les fonds baptismaux furent construits en 1773 et reconstruits en 1861 par Monsieur Blanc, recteur de la paroisse.
En 1774, un cadran solaire fut placé sur la façade sud du clocher.
Au XIX° siècle on fit d’autres aménagements :
En octobre 1832, le maître-autel en marbre, œuvre de Mr Gazelle, ouvrier sculpteur de la ville d’Aix.
En 1837, pose d’un carrelage, qui fut remplacé en septembre 1998.
En 1856, construction de la tribune.
En 1863, construction des autels latéraux.
En 1869, deux cloches, Roch et Victor, ajoutées aux anciennes.
En 1871, modification des fenêtres et pose de nouveaux vitraux.
Au XX° siècle, d’autres embellissements furent effectués :
Le 16 mai 1920, inauguration du monument en hommage aux transians morts pendant la guerre 1914-1918.
En 1988-1989, restauration de l’intérieur de l’église et transfert du retable du XVII° siècle, qui était dans la chapelle Notre Dame.
En 1994, le 16 août, bénédiction du vitrail de la façade.
En 1995, installation de la statue de Notre Dame de Saint Victor sur l’autel de la nef latérale.
En 1999, fabrication d’une porte latérale dans le style de la porte centrale.
Dans le chœur, vous remarquerez des boiseries des XVII° et XVIII°, qui ont été restaurées en 1996, et le retable avec son maître-autel en bois sculpté, peint et doré qui date de 1690. La toile, représentant une descente de croix, a été peinte par un certain J.L. GASIAUD en 1687.
Dans la nef latérale, vous remarquerez le deuxième vitrail montrant Jésus qui libère des « Enfers » les Justes de l’Ancien Testament, et vous pourrez reconnaître tel ou tel à l’objet qu’il porte. C’est l’œuvre de Didron, maître verrier parisien.
Au fond de cette nef, l’autel du Saint Sacrement, de style gothique, réalisé au XIX° en pierre de Grenoble, a été aménagé et restauré en 1995 par deux transians, Messieurs Imbert et Lanne, pour recevoir « Notre Dame de Saint Victor », statue polychrome du XVI° sculptée dans un tronc de noyer.
Elle a été sauvée de la destruction en 1793 par un jeune transian, Jean Bertrand, qui est allé la chercher dans le canal des Vignarets où elle avait été jetée par les révolutionnaires.
En pleine nuit, à ses risques et périls, il la transporta dans un petit cabanon, sur la colline de Saint Victor (d’où son nom), l’enfouit sous un tas de foin et, le jour suivant, rendit ce cabanon inaccessible en le masquant avec une provision de bois d’olivier. Une fois passée la tourmente, le cabanon devint un oratoire familial où, de sa niche, Marie veillait sur les siens. Au moment de la vente du terrain, la famille Agnès, héritière de la famille Bertrand, emporta la statue et la conserva chez elle à Toulon. En 1993, elle décida de la restituer à la paroisse de Trans, pour qu’elle retrouve, deux siècles après, une place honorable dans son église.
La Chapelle Notre Dame
La Chapelle Notre Dame est située à l’entrée du village, à proximité immédiate de l’Office de Tourisme.
On l’appelle « Notre Dame de Pitié », et la statue qui orne le fond de l’abside représente la Vierge douloureuse, dont le vieillard Siméon avait prédit la souffrance au moment de la Présentation de Jésus au Temple de Jérusalem.
On trouve aussi dans les archives le nom de « Notre Dame du Bosquet », en raison du petit bois qui lui est proche.
Cette chapelle est l’ex-voto à Notre Dame de Pitié d’un membre de la famille de Villeneuve-Trans, Chevalier de l’Ordre de Malte, sauvé miraculeusement d’un naufrage sur les côtes de la Méditerranée.
Construite vers la fin du XV° siècle, elle a longtemps appartenu à la maison de Villeneuve et contenait un caveau destiné à recevoir les défunts de cette famille. Ainsi Gabrielle de Villeneuve, religieuse augustine à Draguignan, y fut encore inhumée en 1723.
Le 30 juin 1612, Jean de Villeneuve, Marquis de Trans, qui n’habitait plus la cité depuis le sac de son château seigneurial en 1579, céda la chapelle aux Pénitents Blancs établis dans la paroisse peu auparavant. Ils y célébrèrent leurs offices jusqu’en 1790.
Ils firent forger la magnifique balustrade qui sépare le chœur de la nef et installer les boiseries qui meublent encore la tribune.
Les Pénitents Blancs furent expulsés par les révolutionnaires qui vendirent la chapelle. Elle fut transformée en grenier à foin jusqu’en 1817.
Cette année-là, pour mettre fin à une grande sécheresse, les Transians firent une procession générale à Notre Dame du Muy. Exaucés et voulant marquer leur reconnaissance par un ex-voto, ils se cotisèrent pour racheter la chapelle, en même temps que celle de Saint Roch (la liste des donateurs est accrochée au mur).
Le 25 mars 1840, la paroisse reçut de la reine Marie-Amélie, épouse de Louis-Philippe, une Pietà en plâtre, que l’abbé Suzanne, curé, fit transporter en 1878 dans la chapelle, où elle se trouve encore.
La chapelle fut fermée en 1985 pour des réparations indispensables. C’est à l’occasion de ces travaux que le retable du XVII° fut installé dans l’église paroissiale pour le soustraire aux intempéries.
Rendue au culte en 1988, on y célèbre la messe au moins une fois dans l’année, le jour où l’église fait mémoire des souffrances de la Vierge pendant la Passion du Christ, le 15 septembre.
La Chapelle Saint Roch
La chapelle Saint Roch se trouve près du monument aux Morts, au centre du village. Sa construction date des premières années du XVII°. Elle renferme un magnifique retable de la même époque classé « monument historique », un tableau ex-voto de la procession mentionnée ci-dessous, d’autres ex-voto en peinture naïve et en marbre gravé. Après restauration de l’ensemble, elle a été réouverte au culte en 2003 et peut se visiter.
Si l’on en croit la légende, Saint Roch, natif de Montpellier, se rendait en pèlerinage à Rome quand il s’arrêta à Trans où sévissait la peste. Il serait intervenu en amont du village pour séparer en deux avec sa main les eaux de la Nartuby, polluées par des cadavres ; il purifia ainsi la rivière qui coulait vers Trans, et la peste n’atteignit pas le village. De ce fait naquit le culte des Transians pour Saint Roch.
Pendant la grande peste de Marseille en 1720, les habitants se mirent encore sous la protection de Saint Roch et l’adoptèrent comme patron. Après l’épidémie, ils firent reconstruire la chapelle et par vœu s’engagèrent « à perpétuité » à organiser une procession et une neuvaine de messes et de prières.
Le 16 août 1872 fut installée une cloche de 53 kg, accrochée à une monture en fonte de 34 kg. Elle a été fondue à Marseille dans les ateliers d’Eugène Baudoin. « Ce genre de cloche de système nouveau ne permet aucune inscription.
La Chapelle Saint Victor
Cette chapelle est située sur la colline qui porte son nom, au nord-est de Trans. C’est là qu’était bâti l’ancien village, dont cette chapelle était vraisemblablement l’église paroissiale. D’une part on a trouvé, encore récemment, des ossements humains autour de l’édifice, d’autre part, « nous avons appris des anciens que les prieurs de Trans allaient prendre possession de leur titre à ladite chapelle, lorsqu’ils étaient nommés à leur bénéfice ». Blanc, curé de Trans en 1827 et l’abbé Girardin, historien, précisent que cette tradition a duré jusqu’en 1793.
Cette chapelle figure dans la liste des sanctuaires donnés à la collégiale de Pignans en 1222. Vendue pendant la Révolution, elle fut rachetée par Monsieur Allaman, curé de Trans, et fut restituée au culte en 1802. Restaurée aux frais de la Fabrique Paroissiale, elle fut bénite, en l’absence de l’Evêque de Fréjus, par Monsieur Riccardi, son vicaire général. Le 22 octobre 1950, Monseigneur Gaudel, évêque de Fréjus-Toulon, a baptisé la cloche de la chapelle : Elle porte les noms de Joëlle, Simone et Paule.
Chaque année, la communauté paroissiale s’y retrouve pour célébrer la messe le 21 juillet, fête de Saint Victor.
La Chapelle Saint Vincent
La chapelle de Saint Vincent est située à la sortie de Trans, en contrebas de la route du Muy, à hauteur du rond-point du Peïcal.
Située sur l’emplacement d’une nécropole gallo-romaine aux environs de la ferme du Gabre, rive droite de la Nartuby, cette chapelle est en cours de réhabilitation.
Des éléments de coffrages en terre cuite ont été découverts en 1985 par un archéologue lors d’une fouille. On y trouva le long du mur Est une urne funéraire brisée du milieu du 1er siècle après J.C., contenant des ossements calcinés, celle-ci a été remise au dépôt de fouilles de l’Etat, à Bagnols en Forêt. Un baptistère est visible dans la paroi au fond à gauche.
Les ruines ne se visitent pas, car l’accès est difficile.
LE PUITS AERIEN
L’édification du premier puits aérien KNAPEN d’expérience.
Essai de récupération des humidités atmosphériques pour fournir de l’eau potable aux contrées dépourvues de sources naturelles.
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Le Puits aérien et la maison d'Achille Knapen |
L’inventeur et l’origine
Monsieur Achille Knapen, ingénieur belge, lauréat de la société des Ingénieurs Civils de France, étudiait depuis de nombreuses années les diverses questions relatives à l’humidité de l’air et des constructions.
Il participa à un congrès de l’eau tenu à Alger en janvier 1928, et c’est là qu’il fit mention pour la première fois de son projet de puits aérien. Ce congrès soulevait les questions sur les problèmes de sécheresse dans certaines régions d’Afrique. L’objectif était donc de produire de l’eau afin d’approvisionner les contrées dépourvues de sources naturelles. Mais comment ? En récupérant l’humidité atmosphérique bien sûr ! Il fallait y penser !
Quel est le phénomène qui intervient lorsque la différence de température entre l’intérieur et l’extérieur est élevée ? C’est la condensation, que l’on peut voir sur les vitres par exemple. Apparaissent donc des gouttelettes d’eau, que l’on observe aussi sur les plantes et que l’on appelle « rosée ». Et l’on sait que la formation de rosée peut être importante même en atmosphère relativement sèche, comme dans les déserts continentaux. Le système serait donc possible dans les pays chauds.
Cette idée pour capter l’eau n’est pas nouvelle. En effet, quatre siècles avant J.-C., la ville de Théodosia en Crimée, entourée de collines dépourvues de sources et de cours d’eau était cependant alimentée en eau. Comment cela était-il possible ? On a découvert que l’eau s’échappait de treize monticules de pierres calcaires assemblées à joints libres. L’air pénétrait à l’intérieur, apportant l’humidité en vapeur contenue dans l’atmosphère ambiante et s’y déposait en gouttelettes à la suite de condensations répétées chaque fois que la température intérieure des massifs pierreux était au point de rosée par rapport au degré de saturation de l’air entrant.
Ces installations qui datent de plus de 2 000 ans sont hors d’usage. Une tentative de reconstitution à été commencée par l’ingénieur Zibold, mais elle a été détruite lors de la révolution russe. C’est au tour d’un français, Léon Chaptal, d’essayer ce procédé, à Montpellier, en s’inspirant des expériences passées. Mais la production d’eau ne fut pas suffisante.
Alors comment faire ? On est bien parvenu à soustraire aux ravages de l’humidité qui les imbibait des monuments comme les Palais de Versailles et des Trianons, le Palais du Luxembourg….en extrayant l’humidité des murs pour l’envoyer à l’état d’air saturé dans l’atmosphère. Alors pourquoi ne pas faire le contraire ? C’est l’idée qu’a eu Monsieur Knapen.
La construction
Pour construire son premier puits aérien d’expérience, Monsieur Knapen dû choisir un lieu où le climat se rapproche le plus des conditions climatiques des pays chauds. Il décida d’un terrain à Trans en Provence, dans le département du var. Celui-ci est situé à 180 m d’altitude, sur un promontoire couvert d’oliviers centenaires et relativement à l’abri des courants desséchant du Mistral. Par contre, cet endroit est exposé de plein front aux vents de mer et aux vents du soir de la montagne.
Une fois terminé, fin 1931, le puits aérien avait l’aspect d’une vaste cloche en maçonnerie, mesurant 12 m de diamètre à la base et 12 m de hauteur. La paroi a une épaisseur de 2,5 m, tandis que celle de la voûte atteint 4 m. Cet ensemble est constitué de roches calcaires assemblées selon la technique des pierres apparentes. Cette paroi porte aux parties inférieure et supérieure plusieurs rangées d’ouverture faisant communiquer l’extérieur avec l’intérieur.
Sous la cloche et séparée d’elle par un assez grand espace, se trouve une masse de béton en grenaille de porphyre et mortier au ciment dans laquelle on a disposé, suivants des directions déterminées, des tubes poreux spéciaux connus sous le nom de siphons aériens. Sur la face externe de cette masse bétonnée, on a implanté une grande quantité de morceaux d’ardoises (3 000) afin d’augmenter la surface de contact entre l’air et les solides destinés à recevoir les dépôts aqueux. Au centre, on trouve une cavité cylindrique (le puits) de 1 m de diamètre et 9 m de hauteur, ménagée au dessus du niveau du sol. Ce puits est donc bien aérien. L’axe de cette cavité est occupé par un tube métallique de 30 cm de diamètre qui traverse la cloche et la dépasse de 50 cm.
Il faut savoir aussi que l’on ne s’est servi que des moyens les plus rudimentaires pour la construction afin de rester le plus possible dans les conditions que le constructeur rencontre dans les pays désertiques.
Le fonctionnement
 Voici comment Monsieur Knapen concevait le fonctionnement de son puits : La nuit l’air froid pénètre dans le tube métallique central. Il remonte ensuite par le vide annulaire qui entoure ce tube, glisse le long de la masse externe en béton et sort par les orifices inférieurs de la cloche. Le jour, l’air pénètre par les orifices supérieurs de l’enveloppe, il arrive au contact des ardoises et de la masse interne à basse température, se refroidit, laisse déposer une partie de son humidité et s’échappe par les ouvertures inférieures. Les gouttelettes formées à l’intérieur du condenseur tombent sur le plancher et sont conduites par des rigoles dans un réservoir souterrain.
Le résultat de l’expérience
Un an et demi d’efforts qui ne porteront pas leurs fruits. Les meilleures nuits Knapen ne récolta que la valeur d’un seau. Un seau bien insuffisant pour étancher la soif des habitants de Trans en Provence.
Pourquoi ce résultat fut si faible ? Monsieur Knapen avait songé à des températures variant la nuit de 4° en dessous de zéro à 11° au-dessus de zéro. Il était loin du compte à Trans en Provence où pendant les mois d’été les différences ne sont que de quelques degrés. En outre, le condenseur était trop grand, il ne pouvait se refroidir suffisamment la nuit. Il semblerait que le condenseur idéal devrait être léger.
Le puits, aujourd’hui
Bien que les expériences n’aient pas continué, Monsieur Knapen étant décédé en 1941, le puits aérien est toujours là. A l’adret par les villas de caractère, il domine, de son élégante silhouette de colombier, la petite ville arrosée par la Nartuby. Il est devenu l’une des curiosités touristiques de Trans en Provence et fait partie du patrimoine local.
Il reste unique en son genre.
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Les Moulins à Huile
Un peu d’histoire…
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("Nous, les bons provençaux,au suffrage universel,votons pour l'huile et faisons l'aïoli" - F.Mistral)
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C’est au milieu du XIX° siècle que la culture de l’olivier atteint son apogée à Trans en Provence. Les collines sont couvertes de restanques plantées de l’arbre millénaire.
En 1870, le village compte 25 moulins à huile en activité. On envisage alors la création d’un marché aux huiles à Trans, tandis que mouliniers et négociants échangent pour deux millions de francs de cet or liquide. Ce marché, transformé en foire annuelle prendra par la suite le nom de « Foire de l’olive » et se tiendra à Draguignan, Préfecture d’alors.
Développement et concurrence

Ce développement est notamment dû à l’amélioration des communications : En 1864, la ligne de chemin de fer passe par Trans.
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Auberge du Vieux Moulin |
Cependant, cette croissance est de courte durée, car dès la fin du XIX° siècle, les huiles étrangères, issues du marché colonial viennent fortement concurrencer l’huile locale, non seulement pour la nourriture, mais également pour l’industrie (savons, éclairage) ; la concurrence dans ce domaine est d’autant plus rude que l’avènement de la lampe à pétrole puis de l’électricité ont totalement fermé le marché.
La production s’inscrit alors dans une échelle locale d’autosuffisance. Celle-ci reprend après les deux conflits mondiaux, lorsque la pénurie de matières grasses se fait sentir.
Mais le gel de février 1956 sonne le glas de cette production. Dans le Var, près de 80% des oliviers périssent, et les moulins ferment les uns après les autres. Malgré les aides apportées par l’Etat, les agriculteurs préfèrent désormais planter de la vigne, plus rentable à leurs yeux.
Le renouveau
Depuis quelques années, le renouveau d’intérêt pour ce produit sain et naturel qu’est l’huile d’olive pousse de nouveau les agriculteurs à planter, ou à rénover des oliveraies. Les 37 moulins à huile varois produisent de plus en plus d’huile et 3 500 ha d’oliviers ont été plantés ces dernières années.
Les traces d’une activité intense
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Moulin de la Gardiole |
En se promenant dans Trans, vous pourrez encore voir ou deviner ces moulins qui animaient chaque année le village entre novembre et mars.
Le dernier moulin en activité fut le Moulin Communal, siège de l’actuelle Médiathèque.
En remontant le long de la Nartuby, vers le boulodrome, vous apercevrez, surplombant la rivière, la façade du Moulin des antiquaires, où travaille actuellement un kinésithérapeute.
Vous pourrez vous arrêter dîner dans des lieux évocateurs : Auberge du Vieux Moulin, Moulin de la Gardiole , où les propriétaires s’efforcent de conserver un peu de ce patrimoine artisanal, que ce soient les murs à chapelle, ou encore les rouages de la meule.
Enfin, en parcourant les ruelles, vous rencontrerez peut-être encore des Transians qui se souviennent de l’odeur des scourtins imbibés d’huile. Ils se feront un plaisir de vous parler de ce temps où l’on partait à Trans pour faire triturer ses olives et cueillir son huile….
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DOCUMENTATION DISPONIBLE AU SYNDICAT D'INITIATIVE DE TRANS EN PROVENCE
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